ICE DREAM création 2010
Installation vidéo – créée pour le festival – C’est comme çà – CDC Picardie – du 6 au 16 Octobre 2010 – La Biscuiterie – Unité 1,  53 rue Paul Doucet – Château-Thierry
film – Christian Merlhiot et Daniel Larrieu
musique originale – Antoine Herniotte
scénographie – Franck Jamin
logistique et moyens techniques sur le tournage – Emmanuel Hussenet, Luc Dénoyer et Gauthier Mesnil-Blanc pour l’Association Les Robinsons des glaces
direction technique – Christophe Poux
préparation physique – Pascale Houbin
remerciements – Laurent Barré, Monique Barbaroux, Arnold Pasquier, Simon Bouisson, André Tissot, Vivienne Westwood Paris, le magasin Au Vieux Campeur, Alain Buffard PI:ES
production – Astrakan/Cie Daniel Larrieu
coproduction  – L’Échangeur de Fère-en-Tardenois, scène conventionnée / le Manège de Reims, scène nationale / Association Les Robinsons des glaces


Ces images, issues d’une expédition organisée par l’association Les Robinsons des glaces ont été tournées en juin 2010 sur la banquise et dans les paysages de la côte Est du Groenland près de Tasiilaq et dans la baie d’Amatsivartik. Ce travail est un témoignage artistique de l’influence climatique sur la fonte des glaces.

L’installation est constituée de 3 projections en boucle, durée de 6 à 12 minutes, support HD sur écrans et TV de différentes tailles suivant les lieux d’installations. L’Installation est disponible à partir du 20 Octobre 2010.

L’installation à été montré à Paris, galerie Jérôme Poggi, pour le festival Octobre en Normandie, Tours pour le festival Rayon Frais, pour Reims Scènes D’Europe, pour le festival à Chambéry La Chaleur des Grands Froids.

Pour plus d’infos, devis et développement, merci de contacter la compagnie.

Film durée de 17 minutes est distribuée par l’assocation pointligneplan.

VERSION FILM

2010, 17 minutes, vidéo / Film de Christian Merlhiot et Daniel Larrieu / De ces paysages désertiques et montagneux aux plaques de glaces qui dérivent près de la côte, il semble n’y avoir qu’un pas pour cet homme qui, de l’un à l’autre, ne cesse de marcher et de danser. Sans précipitation et sans relâche, son mouvement est comme un événement lent et continu qu’il nous resterait à saisir, une transformation déjà inéluctable et invisible.

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Disparition, danse pour une dérive

J’ai compris très vite que les ‘Robinsons des glaces’ menés par leur président Emmanuel Hussenet cherchaient l’invisible, une sensation de notre appartenance à la planète Terre, de notre attachement à témoigner chacun à sa manière de l’extraordinaire changement climatique, de ses conséquences irréversibles, ici les paysages du grand nord. Et cette invitation sur les banquises pluriannuelles sonne comme un acte poétique et moral. Un écosystème qui vient résonner dans le milieu culturel de l’urgence à transmettre. Et danser là. Comment dans une situation climatique, comment dans un paysage momentané et sidérant, témoigner de la lente et définitive fonte des glaces. Dans une dizaine d’années, ce paysage n’existera plus. Comment danser ça, la disparition? Dire par le corps le moment. L’art peut-il témoigner avec ses moyens, sinon par une récolte d’images, une présence à temps, pour ensuite sous n’importe qu’elle forme de représentations, expositions, installations, et faire témoignage par le geste et la transmission d’une danse. Venir danser sur la banquise, représente un acte singulier, un espace unique et urgent. Utiliser l’image, la danse et l’image de cette danse, prendre les vues pour inventer un geste.

Il s’agirait de faire danser un homme aux gestes à la fois géométriques et simples et de saisir dans la dérive d’une plaque de glace le fragile, le temporel, d’en faire un film et une installation qui témoigne. DL

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