Daniel Larrieu

photo; commande à Frank Boulanger
Né le 23 Novembre 1957 à Marseille, Daniel Larrieu fait ses débuts de danseur professionnel au début des années 1980 avec Wes Howard, Anne Marie Reynaud et Régine Chopinot. Le deuxième prix au Concours de Bagnolet en 1982 “Chiquenaudes” révèle l’originalité de son langage chorégraphique. En une dizaine d’années, il multiplie les expériences, en passant des jardins du Palais Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée Waterproof, tentant à chaque fois de renouveler l’expérience de son écriture dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales. Considéré comme une figure marquante de la danse contemporaine française, Daniel Larrieu traverse ainsi l’aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques.
De 1990 à 1992, il est créateur associé au Centre d’art et de culture de Marne-la-Vallée, La Ferme du Buisson. Il est aussi invité par de grandes institutions chorégraphiques nationales et internationales : Opéra de Paris, Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon, Ballet de Francfort, Festival d’Avignon, Festival d’Automne…
En 1994, il est nommé directeur du centre chorégraphique national de Tours. En décembre 1994, il reçoit du Ministre de la Culture le Grand Prix National de la danse. En 1995 il réalise un jardin pour le Festival international des Jardins à Chaumont.
Daniel Larrieu poursuit son travail de chorégraphe dans le cadre des missions du Centre chorégraphique national de Tours – création d’œuvres nouvelles, diffusion nationale et internationale du répertoire, sensibilisation des publics à la danse, accueil et accompagnement de jeunes compagnies, organisation du festival de danse contemporaine Le Choré-graphique.
Il créé des pièces d’envergure -On était si tranquille- 1998, Feutre -1999, Cenizas – 2001, mais aime à chorégraphier de petites formes, danser en solo ou à plusieurs, comme autant d’occasions d’amicales complicités artistiques – Pascale Houbin, Dominique Boivin…
Daniel Larrieu quitte volontairement le centre chorégraphique national de Tours fin 2002 pour retrouver la compagnie Astrakan à Paris. En novembre 2003, il crée N’oublie pas ce que tu devines, pièce pour six interprètes. Il obtient en 2004, le prix de la chorégraphie par la SACD, et réalise cette même année un projet pour jardins, Marche, danses de verdure ainsi qu’un solo dans le cadre du vif du sujet au festival de Montpellier, action culturelle de la sacd, pour Julie Dossavi, A chaque vent le papillon se déplace sur le saule.
En juin 2006, il reprend Waterproof -pièce aquatique de 1986, au CNDC d’Angers, et crée une nouvelle pièce pour huit danseurs, Nevermind, à la MC2 de Grenoble, repris au Théâtre de la Ville (Paris).
A partir de septembre 2007, il entame un cycle de rendez-vous publics hors-champ de la représentation théâtrale classique. Ce projet est composé d’expériences menées dans des « paysages » spécifiques ( bord de mer, espace inter-urbain, jardins…) et avec des artistes toutes disciplines confondues. Le numéro 0 a été crée au studio de la compagnie en Septembre 2006 et le numéro 1 à l’espace 1789 de St Ouen le 3 octobre 2007. La conférence “La danse, j’aimerais bien mais…” sur le paysage chorégraphique est un hors-série de ce travail, complété par un atelier de création radiophonique pour France Culture, Air de rien en Février 2007. Création d’un nouvel épisode à Dijon dans le cadre du Festival Entre Cour et jardins Voyage en Drakéole en août 2007, et au Lieu d’art contemporain de Sigean avec Portrait à l’horizon. A l’automne 2008, il travaille pour une chorégraphie pour la pièce ‘Equus’ de Peter Shaeffer mis en scène par Didier Long au théâtre Marigny, réalise un temps de laboratoire avec le cinéaste Vincent Dieutre à La Ferme du buisson ‘acte de présence avec petites trouvailles’, il est conseillé gestuel pour l’opéra ‘Welcome to the voice’ au théâtre du châtelet à Paris, avec les chanteurs Sting, Elvis Costello et Sylvia Schwartz… mis en scène par Muriel Téodori. Il reçoit le ‘Bonnie Bird Award 2008′ à Londres en Octobre 2008, il crée une pièce pour Transitions Dance Company installé au Laban centre sur une musique originale de Antoine Herniotte ‘Come help me make a forest’. Il a crée en mai 2009 ‘bord de mer’ pour la nuit des musée au Havre, collaboration avec l’auteur Thierry Illouz. Il crée LUX en Février 2010 à la ferme du Buisson, Rose, pour la CIP de l’école nationale de danse de Marseille en Mars 2010. Il s’associe au Manège de Reims en collaboration avec le cdc de Picardie l’Echangeur pour les années 2010- 2011-2012. Il participe en collaboration avec l’association les Robinsons des Glaces à une expédition sur des plaques de glaces à la dérive en Juin pour attirer artistiquement l’opinion publique sur les changements climatique avec le cinéaste Christian Merlhiot et produit une installation et un film ICE DREAM. En 2011, il donne à Sciences Po Paris un atelier sur la composition et la pratique de la danse. Il expose sous le pseudonyme Daan Larjew un travail de photographie.
En 2012, il est acteur-danseur dans la mise en scène de Gloria Paris ‘DIVINE’ ou il incarne seul, les figures singulières et interlopes de Notre Dame des Fleurs de Jean Genet au théâtre de L’Athénée (éd Gallimard).
Il crée pour le VRAC festival de Bruxelles, un format court avec Karelle Ménine ‘De l’air dans tes cheveux’ en février 2012, une performance écrite autour de photos trouvées-
Un duo avec l’auteur Arnaud Bertina pour le festival Concordanse et le WAR de la Roche sur Yon- Sous la peau -
Daniel Larrieu a été de juin 2006 à Juin 2009 administrateur délégué à la danse à la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Il termine en 2008 une formation en psycho-généalogie. Il vit et travaille à Paris, il est membre depuis 2011 du comité d’histoire du Ministère de la culture et officier de l’ordre des art et des lettres.
