Romance

Résidences et coproduction : Centre des Arts d’Enghien les Bains – artiste associé avec le soutien du département du Val d’Oise  – DGCA dans le cadre du projet Mémoire Vives et du Théâtre de l’Arsenal, Val de Reuil – Ménagerie de Verre (recherche en cours). 

Recréation prévue – juin 2019

Romance en stuc, 16 janvier 2018 
Dans le cadre de Mémoires Vives – projet de collecte et de sauvegarde de documents vidéo de la compagnie (répétitions et spectacles) – j’ai revu la captation de Romance en stuc, filmée au Cloître des Célestins pendant le festival d’Avignon en 1985. J’ai été surpris par le caractère quasi-théâtral de cette chorégraphie et du lien étroit entre la matière textuelle et dansée.
Inspiration de l’époque : des extraits du roman de Théophile Gaultier, Spirite – qui a servi de base au ballet romantique Giselle – et des extraits de textes d’Empédocle, philosophe présocratique grec, sur la nature, l’origine des éléments et des sens – le flair, le toucher… La pièce est construite en séquences narratives et dansées.
 
  Captation de Romance en stuc à la maison de la Danse de Lyon, 1985 : 
Cliquez sur le lien pour voir la vidéo : https://vimeo.com/242929800
Dans Romance En Stuc, la dissimulation est l’esthétique dominante : les corps sont peints, couverts de latex et de soie, les visages sont masqués, les silhouettes perruquées.  Autant d’artifices qui, dans une chromatique chair et rose – comme dans On était si tranquille en 1999 ou Littéral en 2017 ,  forment un arc poétique et singulier.
Les danseurs, réunis en chœur antique, portent l’histoire d’un couple que le destin sépare. Le destin est lui-même personnifié, sa gestuelle est directement inspirée des arts martiaux, il vient désunir les liens invisibles de l’amour. 
J’ai choisi de remonter cette pièce avec de jeunes interprètes, en conservant les danses, les voix enregistrées à l’origine, la lumière, les costumes et la scénographie.
 Remonter cette pièce des années 80 montre, non pas tant la beauté, mais la naïve imperfection d’une pièce de jeunesse, et pose en filigrane mon intérêt futur pour la narration, pour la recherche d’une tension entre les disciplines. Cette reprise montre aussi l’élan d’une époque qui a posé la création au centre des préoccupations.
Daniel Larrieu
À l’origine
Distribution et les coproducteurs
Création le 19 juillet 1985, au Cloître des Célestins à Avignon, dans le cadre du Festival d’Avignon. Durée : 60’
Chorégraphie : Daniel Larrieu
Assistante : Catherine Rees
Bande son : Jean-Jacques Palix, assisté d’Eve Couturier
Costumes : Mark Betty
Accessoires, perruques : Daniel Cendron
Décors : Timney Fowler
Graphisme et dessins : Patrick Bossatti
Lumières : Françoise Michel
Avec Dominique Brunet, Alain Buffard, Didier Chauvin, Sara Denizot, Gianni Di Cicco, Benjamin Lamarche, Yves Lartigue, Bertrand Lombard, Catherine Rees, Laurence Rondoni.
Coproduction : Astrakan, Festival d’Avignon, Maison de la Culture de Rennes, Maison de la Culture de Bourges, Centre d’art contemporain de Saint-Médard-en-Jalles, Agora d’Evry en collaboration avec le Théâtre Contemporain de la Danse